Archive | January, 2011

Un quartier difficile prédispose aux problèmes psychologiques

31 Jan

Un article très intéressant du Devoir :

Un quartier difficile prédispose aux problèmes psychologiques

Pauline Gravel 28 janvier 2011 Actualités en société Le fait d’habiter un quartier riche n’est pas nécessairement gage de bonheur. Toutefois, l’inverse prédispose clairement à une vie de misère et aux problèmes psychologiques. Quand le quartier est parsemé de bâtiments décrépis ou abandonnés, que les espaces verts y sont inexistants et qu’y pullulent la restauration rapide et les commerces vendant de l’alcool, la vie y est plutôt déprimante et surtout stressante, voire anxiogène. Dans le cadre d’un colloque qui a lieu aujourd’hui à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, des chercheurs états-uniens et anglais présentent leurs plus récentes observations sur le lien entre le voisinage et la santé mentale. Les ordures, les bouteilles de bière vides et les seringues qui jonchent le sol, les graffitis peints sur les immeubles délabrés, voire abandonnés, l’absence d’espaces verts et de centres récréatifs dans certains quartiers où, en plus, la violence est monnaie courante sont autant d’«éléments stressants» pour les citoyens qui y habitent, soulignent les conférenciers. «Le fait d’habiter dans un quartier aussi pitoyable est une expérience stressante qui déclenche une réponse biologique qui implique la libération d’hormones. À court terme, le stress n’est pas dommageable pour le corps. Mais quand il devient chronique, la réponse biologique ne s’arrête plus. La présence constante des hormones de stress dans l’organisme peut induire l’apparition de maladies mentales et la suppression du système immunitaire, qui à son tour favorisera d’autres problèmes de santé, voire une mort prématurée», affirme Terrence Hill, de l’Université de l’État de la Floride. «Quand on est stressé, on peut faire de l’exercice, mais on peut aussi fumer et boire de l’alcool. Or, souvent dans ces quartiers pauvres où la structure urbaine est chaotique, les commerces qui vendent de l’alcool et de la malbouffe pullulent. Pour survivre à leur stress et à leur malaise psychologique (anxiété, dépression), les habitants se tournent alors vers les ressources qui sont à leur portée: alcool, drogue et malbouffe», poursuit le chercheur avant de souligner aussi que le fait d’habiter un quartier qui a mauvaise réputation peut miner l’estime de soi. «De plus, le fait de vivre dans le chaos et la pauvreté vous donne l’impression que vous n’avez plus le contrôle de votre vie et génère de multiples tourments et de l’anxiété. Vivre dans un environnement chaotique sape toutes nos ressources psychologiques internes qui nous permettent normalement de surmonter les désagréments de la vie.» Un quartier dangereux engendre de la méfiance envers ses voisins. «Les gens s’isolent et ne laissent plus leurs enfants jouer à l’extérieur. Leur réseau social s’amoindrit.» Dans une étude qu’elle a menée dans trois agglomérations américaines, Christina Mair a inversement compté moins d’individus atteints de dépression dans les quartiers où on trouvait moins de violence et plus de cohésion sociale, et où l’esthétique de l’aménagement urbain était meilleure. La chercheuse a également remarqué que les femmes étaient davantage affectées par le désordre physique et social régnant dans leur quartier que les hommes.

La femme au cari

25 Jan

La femme au cari en tant qu'enfant

Okay, alors, il y a certains qui m’ont déjà demandée et certains d’autres qui n’osent pas me demander, mais je sais ce que la plupart de vous voudraient savoir.

Ce n’est pas mon génie économique et mes opinions sur le socialisme, la politique et l’économie.

Ce n’est pas mes opinions sur le futur de journalisme avec les Aspers et PKP.

Ce n’est pas mes opinions sur mes trois mois de voyage en Europe.

C’est le suivant : « Sujata, d’où venez-vous? » et « Comment je pourrais cuisiner un bon riz indien? »

Okay, je ne sais pas comment répondre.  Cette même question peut être pleine d’ouverture et de curiosité ou ça pourrait être imprégné par le désir de me classifier en tant qu’« autre ».

Oui, je suis d’origine indienne-  ma mère a été hindou d’origine pendjabi, mon père vient de Lucknow, d’origine bengali – et j’en suis fière.  Je n’ai pas envie de le cacher ou d’être autre que ce que je suis, mais…

Je suis née dans la Colombie-Britannique; mon enfance a été remplie par le patinage artistique, beaucoup de neige, les films de Disney et des jeux vidéos.

Dans ma vie, je n’étais pas introduite à un temple hindou que lorsque nous avons déménagé à une grande ville, à Calgary à l’âge de 12 ans.

Je suis restée quatre mois en Inde.  C’est vrai que j’ai vu plus que d’autres personnes et a fait le tour, mais c’est 0.0045 pour cent de ma vie selon mon tableau Excel.

Mais je me mets beaucoup plus de temps en parlant de ses origines.  Je comprends que c’est intéressant et je suis d’accord que l’Inde est une panoplie de cuisines, langues, cultures et l’histoire.  Moi-même, je m’intéresse au destin de ce 1,4  milliards de personnes qui sont maintenant une force au monde.

Mais je suis d’autres choses aussi : Québécoise, Canadienne, polyglotte, journaliste, militante, ancienne candidate, MBA,  voyageur, etc. etc.

Soyez libre de me poser des questions sur ces identités aussi!

P.S. Pour le riz, étant donné que je ne sais pas comment cuisiner, il y a des très bons sites d’internet, et la clé est le safran!

The loss of too many good people…

2 Jan

I am writing this post in English because the people who died were part of my English world.  This year as been particularly rough for funerals of some people who served their communities.  It is particularly hard in a society like ours, where there are so much stuff, yet so many distractions and frivolousness that take us away from larger problems like justice, like the needs of our own communities and serving the humanity which surrounds us.

I would just like to highlight some of the wonderful people from whom I have learned a lot from.

Janice Giavedoni

Janice Giavedoni just passed away in December.  A disbility activist, she regularly pushed the envelope as a student activist at Carleton University shocking people with talk of sex, the problems with telethons and other such things.  Janice was instrumental in creating a policy at Carleton where students in residence could choose the gender of their personal attendant while living in residence.  The Ottawa Women’s Directorate had chosen her as a noteworthy woman. This is an article, written by me, in 1995 which highlights her spunky attitude.

http://www.abilities.ca/learning/1995/12/01/the_next_generation/

Penny Parkes

I used to call Penny “the sage”.  Another woman with a disability, Penny was a writer, a teacher, community activist and mentor.  Penny was on the board of Santropol Roulant, and with me, she and I started a project called Telles Qu’elles which showcased the stories  and artistic presentations of women with disabilities.  Penny had an extreme influence and presence in other people’s lifes.  Penny was a woman who had a deep influence on my life just because of her understanding and listening.  She gave me some extremely good advice.

David Sealy

I will always remember David Sealy as one of the great-old bad boys of the academic world.   He made fun of, well, everyone.  A criminologist- he was interested in black studies, but he was more of a philosopher managing to make all the right enemies.  David was committed to social justice, but not in that goody-goody earnest way that he despised.  He  liked to laugh…and to talk…and talk…and talk and talk.  I remember missing many appointments because David was much too interesting than whatever else I had planned. David was involved in a lot of artistic projects, the Council of Canadians, community radio and many other things.  There is a scholarship at York University in his name.

Dennis Deveau

Dennis Deveau one of my father’s friends and president of my father’s union which eventually amalgamated with the Steelworkers.  He was responsible for a law which provided better protection of minors and successfully organized the Westray workers.  But, more important to me, was the fact that he did try to provide spaces in the union for women, for people of diversity, for people like my father.

Mr. G.  Ketharpal

A person who had worked a lot in the Indian community, he was a person who was very encouraging to a lot of people around him.   I remember when I met him he gave me a wonderful lecture on the importance of doing service to your community.  And that the more that you do, the more that you actually have in your life.

Hector Brito

Hector and I had many, many fights about politics.  There seemed to be very little that we did agree on.  But Brito was one of the people that helped Latino refugees when they first came to Canada.  After fleeing the Dominicain Republic, he came to Canada and tried to work within the Latino community.

And then, I have to remember, the woman who inspired me the most, my mother:

Nirmal Dey

Unlike everyone else, her death did not happen this year, but relations with one’s mother are often more intense, and more complicated.  My mother did do a lot of community work, and she did win awards for it.  But that is not what interests me here.  For me, my mother ensured,with all of her might, that I would be a feminist.   She wanted for me to be independent.  She saw that life was deeply unfair towards women, and she wanted things to be different for me.

I was at a very touching Unitarian service, this year, and the priest reminded us that we are all connected to one another and that every single one of these lives still continues to live through all of us.  All of these people have managed to create within me, and within others, a space of hope and of justice.  I think that everyone who has witnessed the lives of these seven people takes a seed of progress with them.

In a way, because of our connectedness, I see all of these people as part of my extended family in some ways.

Video from Leila

2 Jan

Voici un vidéo par Leila Marshy qui a fait un très bon vidép pendant ma campagne d’élection en 2007.

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